Dimanche 1 juillet 2007
7
01
/07
/Juil
/2007
21:02
Au cours de la seconde partie de son mandat, M. Piselli a laissé exploser certaines dépenses de la Commune, et non des moindres. C’est particulièrement vrai des frais de communication.
L’ensemble des dépenses qui s’y rapportent frôlent désormais le million d’euros.
Prenons le poste « catalogues et imprimés », c’est-à-dire toutes les publications distribuées par la mairie, dont le fameux « Séduction provençale », la revue de
l’autosatisfaction municipale. Elles se sont multipliées et leur coût total a augmenté de 72 % en un an, un record ! Il atteint 258.000 € en 2006, sans compter
les frais de distribution.
Il y a aussi les « fêtes et cérémonies ». Leur coût a explosé en 2006 : + 58 %. Cela va des vœux du maire au théâtre, style festival de Cannes, avec projection
d’un film et champagne coulant à flots, aux cocktails quasi quotidiens, autant de prétextes pour de nombreux habitués à lever le verre à la santé des contribuables. Sur l’année, la facture est
particulièrement salée : 586.000 €. Dans le même style, n’oublions pas les réceptions (+ 39 %).
La liste n’est pas exhaustive, mais pour ces trois dépenses de « communication », le total est passé de 530.000 € en 2005 à 870.000 € en 2006. Lors du débat sur le compte administratif, j’ai
interrogé le premier adjoint, M. Audibert, (le maire était sorti) sur les raisons d’une telle hausse de 61 % en une année, mais je n’ai obtenu aucune réponse.
D’autres postes de dépenses ont connu des évolutions anormales qui nécessiteraient un audit financier. C’est le cas par exemple des dépenses d’électricité qui ont atteint la
somme de 840.000 €, en hausse de 20 % en 2006. Les tarifs réglementés d’EDF n’ont évidemment pas augmenté à ce rythme. Là aussi, à défaut de réponse précise,
on ne peut qu’en déduire que les consommations d’électricité souffrent de nombreux gaspillages. On pense aux illuminations de Noël qui n’en finissent plus, aux bâtiments communaux et
installations sportives qui restent éclairés le soir sans raison. Ailleurs, la plupart des collectivités publiques et des groupes privés mettent en œuvre des programmes d’économies d’énergie.
Pas la Ville de Draguignan. Généreux avec l’argent de ses concitoyens, le maire a même accepté de prendre en charge sur le budget communal l’illumination éblouissante de l’hôtel de la Poste et
des bâtiments de la Sous-préfecture.
Ces facilités, ce laisser-aller, ce laxisme, finissent par coûter très cher. Au cours des trois dernières années, les « dépenses à caractère général », c’est-à-dire le train de vie de la
Commune (près de huit millions d’euros) ont augmenté de 27 %. C’est évidemment beaucoup trop au regard de l’évolution des recettes. C’est en outre
incompréhensible dans une ville dont M. Piselli lui-même n’a cessé de répéter depuis six ans qu’elle connaissait des difficultés financières.
Par Christian Martin
2
Dimanche 1 juillet 2007
7
01
/07
/Juil
/2007
21:01
A plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion d’en faire le constat au Conseil municipal. Il est malheureusement limpide. A compter de 2001, les effectifs de la mairie ont d’abord commencé à baisser
grâce aux transferts de nombreux services (bus, médiathèque, piscines, urbanisme…) vers la Communauté d’agglomération (CAD) créée en 2000. Dans le même temps, ce mouvement a masqué l’effet des
nombreux recrutements clientélistes décidés directement par le maire en faveur de « amis de Max », nom de son association de soutien, point de passage obligé avant d’être embauché.
Une fois terminée la mise en place de la CAD, le phénomène est apparu au grand jour. Ainsi, de 2003 à 2006, les dépenses de personnel se sont alourdies de plus de 18
%. Le taux d’augmentation est en moyenne de 6 % par an alors qu’il est de 3,5 % au plan national dans les autres communes de France. Le maire, à court
d’explications, prétend que cela serait dû à la titularisation de nombreux emplois « précaires ». L’argument ne tient pas, car le nombre d’emplois non titulaires n’a jamais été aussi élevé.
En janvier 2001, les services de la mairie comptaient 483 fonctionnaires et 53 agents non titulaires (contractuels et stagiaires), soit un total de 536 agents. En mars 2007,
d’après le tableau des effectifs soumis au Conseil municipal, il y a 485 fonctionnaires et 86 non titulaires, soit 571 agents. Il y a donc un surplus de 35
postes qui montre que la politique de recrutements inconsidérés a effacé les économies attendues des nombreux transferts vers la CAD. C’est un véritable gâchis à l’échelle des finances
communales.
Je maintiens donc qu’après six ans de gestion Piselli, le budget de la mairie est plombé par un sureffectif d’environ cent postes. C’est ce qui explique que la masse salariale
représente 58,5 % des dépenses de fonctionnement, proportion très élevée pour une ville qui, à la différence de bien d’autres, ne gère plus directement la restauration scolaire
et le service de l’eau (privatisés), ni les ordures ménagères (transférés à la CAD).
Par Christian Martin
0
Dimanche 1 juillet 2007
7
01
/07
/Juil
/2007
21:00
Il est difficile de nier la réalité : depuis 2003, les charges de fonctionnement progressent deux fois plus vite que les recettes. Du coup, l’épargne disponible pour financer les investissements
est devenue négative. L’épargne ou capacité d’autofinancement, c’est tout simplement la différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement, autrement dit ce qui permet d’autofinancer
les projets d’investissement. Elle a diminué fortement ces dernières années, au point de devenir négative !
Evidemment, M. Piselli ne se vante pas de cette situation. Cependant, l’information est en ligne sur le site du ministère des finances (minefi.gouv.fr) où figurent des données synthétiques sur
les comptes des communes. On y découvre que l’épargne nette de Draguignan était fortement négative en 2005 de près de deux millions d’euros. Rapporté à la population, ce déficit d’élevait à 56 €
par habitant alors qu’en France, la moyenne des villes de la même importance connaissait une épargne positive de 24 € par habitant.
La situation ne s’est pas inversée en 2006. L’excédent des recettes sur les dépenses de fonctionnement était de 3,4 millions d’euros. Déduction faite des remboursements d’emprunt de l’année (4
M€), l’épargne nette était déficitaire de 600.000 €.
En conséquence, la Commune s’endette désormais davantage pour financer ses programmes d’investissements. Chaque année, elle emprunte plus qu’elle rembourse. La dette, qui avait baissé de
56,7 M€ fin 2001 à 52,9 M€ fin 2004, est remontée à 56 M€ fin 2006. La hausse devrait se prolonger en 2007. Le nouveau budget voté par la
majorité municipale prévoit 7,7 M€ de nouveaux emprunts et 4,2 M€ de remboursements des emprunts passés, soit une augmentation de 3,5 M€. La dette communale atteindra donc 59,5
M€ à la fin 2007, c’est-à-dire un encours sensiblement supérieur à celui de 2001.
Entre 1995 et 2001, pour rattraper un retard incontestable dans de nombreux domaines, notre municipalité avait choisi de réaliser un programme ambitieux sans accroître la pression fiscale. De
2001 à 2007, M. Piselli, qui a pourtant bénéficié d’un regain considérable de subventions du Département, aura réussi la redoutable performance d’augmenter à la fois les impôts et la dette
communale.
Par Christian Martin
0
Dimanche 1 juillet 2007
7
01
/07
/Juil
/2007
20:57
Le budget communal de 2007 adopté par la majorité lors du Conseil municipal du 28 mars sera le dernier de M. Piselli s’il n’est pas réélu dans un an. C’est le plus mauvais car il ne fait
qu’aggraver les travers déjà observés.
Ainsi, les frais financiers, c’est-à-dire les intérêts de la dette accumulée, progressent de 37 % par rapport au compte administratif de 2006 et atteignent la
somme considérable de 2,5 M€ . De même, l’alourdissement des charges de personnel s’accélère : + 7,1 % en 2007. Sur les quatre ans, de 2003 à
2007, il sera de 27 %. Les crédits destinés aux publications municipales sont encore augmentés de 29 % et atteignent 323.000 €. Ils ont été
multipliés par 2,2 en deux ans, en vue des prochaines élections municipales.
En matière d’investissements, nous approuvons évidemment la poursuite de la réhabilitation du centre ancien que nous avions engagée en 1995. Elle a malheureusement été conduite au ralenti depuis
2001, sans véritable action d’animation, notamment auprès des commerces qui ont fermé les uns après les autres. Des travaux sont prévus dans la rue de Trans, mais elle est désormais sans vie.
En revanche, nous désapprouvons vigoureusement l’opération d’extension de l’hôtel de ville qui n’était en rien nécessaire. Pourquoi construire une nouvelle salle du Conseil municipal alors que
l’actuelle offre toute satisfaction ? On nous répond qu’elle pourra faire office de salle des mariages accessible aux personnes handicapées à la différence de l’actuelle salle des mariages au
dernier étage de l'hôtel de ville. Sauf que celle-ci pouvait fort bien être équipée d’un monte-personnes, comme nous en avions équipé le théâtre en 1998 ou comme vient d’en être doté, pour un
coût de 40.000 €, l’ancien hospice de Figanières transformé en mairie.
Il est bien difficile pour le moment de connaître le coût exact de ces travaux d’extension. Il devait initialement s’élever à 2,1 millions d’euros. Or, l’analyse des documents budgétaires
montrent que 650.000 € ont déjà été payés en 2006, 620.000 € sont reportés en 2007 et 1,145 M€ de crédits supplémentaires sont prévus au budget. Total : 2,415 M€. Le dépassement est déjà sensible
et ce n’est pas fini.
Je me rappelle que, lorsque MM. Piselli et Audibert étaient ensemble dans l’opposition, ils ne rataient pas une occasion de déclarer que la construction par ma municipalité de l’office de
tourisme, boulevard Clémenceau, était une réalisation pharaonique. Elle a pourtant coûté « seulement » six millions de francs, soit moins d’un million d’euros, c’est-à-dire même pas la moitié de
l’extension de l’hôtel de ville dont l’intérêt reste encore à prouver.
Pour le reste, ce dernier budget de la municipalité Piselli se caractérise par l’absence d’action significative dans des domaines où pourtant l’attente des Dracénois est considérable.
Par exemple, rien n’est prévu pour renforcer les services de la petite enfance (crèches haltes-garderies) où le manque de places est flagrant. Depuis six ans, le nombre d’assistantes maternelles
a baissé (19 aujourd’hui contre 27 en 2001) alors que la population de Draguignan a fortement augmenté.
Il n’y a pas davantage d’initiative nouvelle pour lutter contre les difficultés de logement des Dracénois, notamment des jeunes actifs, et aider des bailleurs sociaux à lancer des programmes de
logements à des prix accessibles, en location ou en accession. Dans ce domaine, la Commune paraît s’être désengagée et s’en remettre à la Communauté d’agglomération.
Pour toutes ces raisons, les conseillers municipaux du groupe « Avenir de Draguignan » ont voté contre ce dernier budget. Nous avons été rejoints par une élue de la liste de M. Piselli qui a
justifié son vote en reprenant l’ensemble de nos arguments. Le changement serait-il en marche ?
Par Christian Martin
0
Dimanche 1 juillet 2007
7
01
/07
/Juil
/2007
20:55
Par Christian Martin
0
Dimanche 1 juillet 2007
7
01
/07
/Juil
/2007
20:54
C’est d’un véritable plan Marshall pour le logement dont Draguignan a besoin. Or, la municipalité Piselli vient d’anéantir les
potentialités du projet de reconversion de la caserne Chabran engagé sous notre municipalité en 1998. Le manque de logements à des prix abordables exigerait
qu’une politique ambitieuse et volontariste soit mise en œuvre.
En particulier, le retard en matière de logements sociaux est flagrant. La Confédération nationale du logement (CNL) a récemment décrit la situation dracénoise en parlant de « déliquescence
».
En fait, il faudrait construire chaque année plus d’une centaine de logements sociaux, individuels ou collectifs, pour répondre à la demande des Dracénois. Il en manque environ 800 pour atteindre
sur la ville le taux de 20 % rendu obligatoire par la loi SRU de 2000. Les deux tiers des Dracénois, en effet, ont des revenus qui leur donnent le droit de solliciter un logement social.
Cependant, le taux de satisfaction des demandes recensées par le centre communal d'action sociale est de seulement 5 % contre 30 % en 2000.
Autant dire que la situation s'est profondément dégradée. Il faut dire que la municipalité Piselli a totalement négligé la construction de logements pour tous. Lors du Conseil municipal du 28
février, elle a annoncé la construction de 173 logements par différents organismes... d'ici 2011. Ceci dit, le nombre des réalisations sur la période 2001-2006 est quasi nul !
La municipalité actuelle n’a engagé aucun programme adapté aux besoins. Elle ne veut même pas utiliser les réserves foncières constituées par ses prédécesseurs. Ainsi, les vingt hectares de
terrains achetés par la municipalité Martin au quartier de Ste Barbe près de l’Ecole d’Application de l’Artillerie n’ont servi pour le moment ni à accueillir des entreprises nouvelles ni à
construire des logements à vocation sociale.
De même, le projet de reconversion de la caserne Chabran, qui représentait une opportunité unique, a pris un retard considérable. Le maire de Draguignan, pour se justifier, invoque
toujours les contraintes budgétaires de la Commune qu’il rejette sur son prédéceseur. L’argument ne tient pas, notamment parce que l’aménagement du Quartier Chabran est du ressort de la
Communauté d’agglomération (CAD) qui disposait au début de son mandat d’importantes ressources.
La reconversion de la caserne Chabran : une occasion manquée de construire des logements abordables
Après avoir été engagé dans les années 1999-2000 par la municipalité Martin, le projet du quartier Chabran a été mis en sommeil par l’actuelle municipalité. Aucune délibération n’a été prise à
son sujet en 2001 et 2002. Ce n’est qu’en octobre 2003 que la CAD s’est enfin portée acquéreur des 12 hectares de l’ancienne caserne pour le prix d’achat de 1,9 millions d’euros inscrit dans
l’acte d’engagement négocié par Christian Martin et signé par le ministre de la défense trois ans plus tôt. Ce prix inférieur aux conditions du marché de l’époque avait été accordé au vu des
réalisations prévues, qui comprenaient alors essentiellement des équipements publics, des logements à vocation sociale, des locaux associatifs et une pépinière d’entreprises. C’est précisément ce
faible coût du terrain qui devait permettre de construire des logements accessibles au plus grand nombre.
Le projet transformé en opération de spéculation immobilière
La municipalité actuelle paraît maintenant vouloir relancer ce projet en vue des prochaines élections. En réalité, la façon dont elle l’a profondément modifié montre que l’accès au logement pour
tous n’est plus la priorité. D’abord, des résidences de standing pourvues de « jardins privatifs clos » sont désormais prévues sur une grande partie de l’emprise foncière. Ensuite, la CAD
présidée par M. Piselli a mis en place un montage financier qui a bouleversé complètement la nature du projet. Il a décidé de vendre l’ensemble immobilier à la société d’économie mixte de la
ville (SAIEM) qui, quoique présidée par un élu de sa majorité, est une société de droit privé. Cette opération vient de se faire en 2006. Elle a permis à la CAD de réaliser une plus-value
financière de près de 80 %.
Du fait de la bonne affaire réalisée lors de la fixation initiale du prix d’achat par le ministère de la défense et de la forte hausse de l’immobilier de 2000 à 2006, la valeur estimée par le
service des domaines est passée de 1,9 millions d’euros à 3,375 millions d’euros. C’est la somme qu’a encaissée la CAD. Interrogé par l’opposition, lors du Conseil municipal du 4 octobre, Olivier
Audibert, 1er adjoint au maire, a avoué que ce montage a été effectivement choisi pour réaliser une forte plus-value afin de renflouer les caisses de la CAD. Il est vrai que celles-ci sont en
difficulté à cause de dépenses excessives de recrutements et d’investissements.
En clair, la municipalité actuelle a utilisé l’opportunité du projet du quartier Chabran pour réussir une opération de spéculation immobilière. La conséquence est gravissime pour les ménages
dracénois. A l’avenir, les parcelles de terrains seront revendues aux constructeurs aux conditions du marché. Leur prix rendra très difficile d’y réaliser des logements peu chers, en location ou
en acquisition. Voila comment une belle opération d'aménagement public perd tout son sens.
Par Christian Martin
0
Dimanche 1 juillet 2007
7
01
/07
/Juil
/2007
18:36
En tant
que conseiller régional et ancien maire de Draguignan, je soutiens l’action de l’association Arlifad pour la réouverture de la voie ferrée des Arcs à Draguignan. Ce projet
est raisonnable, car il s’agit de préparer l’instauration, dans cinq ou dix ans, sur cette ancienne voie heureusement préservée pour l’essentiel, d’un mode de transport
collectif léger, intermédiaire entre le train express régional (TER) et le tramway de retour dans beaucoup d’agglomération françaises.
Cette voie a été préservée, y compris sur notre ville grâce à l'aménagement par notre municipalité avant 2001 d'un circuit de promenade, la Trouée
verte, apprécié des Dracénois, mais malheureusement abadonné et inachévé par la municipalité Piselli. Il faudra terminer l'aménagement de ce lieu au cours du prochain
mandat.
Pour l'avenir plus lointai, en aucun cas, nous ne proposons de faire venir le TGV à Draguignan comme les détracteurs de notre proposition l’ont insinué pour la décrédibiliser. Celle-ci est très
raisonnable, car elle s’inspire de réalisations du même type parfaitement réussies, comme la ligne Cannes-Grasse dans les Alpes-Maritimes, rouverte grâce aux moyens du Conseil régional et à la
mobilisation des usagers. Des stations aménagées permettront à ce nouveau « train-tram » de desservir plusieurs quartiers Il n’est donc nullement envisagé de construire une nouvelle gare SNCF à
l’entrée de Draguignan.
Ce projet est responsable parce qu’il ne consiste pas à raviver une quelconque nostalgie du passé, mais bel et bien à préparer l’avenir de notre bassin de vie.
Il nous incombe en effet de prévoir aujourd’hui les conditions qui rendront « soutenable » le développement de la Dracénie, c’est-à-dire supportable par ses habitants et par notre
environnement. Or, nous voyons bien qu’à la vitesse à laquelle chacune des communes s’urbanise, la circulation automobile deviendra rapidement infernale aux entrées et sorties de l’agglomération
pendant des plages horaires de plus en plus larges. Faute d’une meilleure maîtrise de la gestion de l’espace, nous connaissons la même évolution que les Alpes-Maritimes il y a une vingtaine
d’années.
Simplement, on a compris aujourd’hui, en France et en Europe, que le « tout voiture » n’est plus la solution, ni pour la qualité de vie des personnes, ni pour la préservation des
ressources énergétiques. L’irresponsabilité est donc du côté de ceux qui, par paresse, conformisme ou ignorance, commandent de ne rien faire. Enfin, les Dracénois qui sont des usagers du train,
pour leur profession, leur vie de famille ou leurs loisirs, savent que l’appellation de « gare des Arcs-Draguignan » est largement usurpée tant la liaison par bus est aujourd’hui mal adaptée aux
besoins.
A moyen terme, ajouté à d’autres défaillances des services publics sur notre ville, ainsi qu’au manque de logements et d’emplois, ce problème va influencer grandement les choix
d’habitation. Il faut donc concevoir un mode de transport moderne, nous reliant aux grands axes de communication qui malheureusement évitent notre ville. Personnellement, je ne veux pas que
Draguignan devienne une sorte de banlieue résidentielle des Arcs et du Muy. Par conséquent, c’est tout l’avenir de l’agglomération dracénoise qui passe par la réouverture de la voie ferrée des
Arcs à Draguignan.
Par Christian Martin
1
Commentaires Récents