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LE QUESTIONNAIRE

 VOUS AVEZ LA PAROLE, ...PROFITEZ-EN !




Vous pouvez, dès aujourd'hui et depuis cette fenêtre,  remplir le questionnaire élaboré par Christian Martin, pour mieux cerner les besoins de la population en termes de services de proximité. 

C'est le moment de dire ce que vous pensez de la situation en matière de sécurité, de logement, d'animation, de circulation... que vous soyez jeunes ou pas, actifs ou retraités, Dracénois de souche ou installés depuis peu.

Chaque citoyen(ne) a la parole. Nous attendons une très grande participation des Dracénoises et des Dracénois afin de dresser ensemble cet état des lieux, et dans un second temps, d'écrire le projet dont Draguignan a besoin.

Merci à toutes et à tous........ 

vousavezlaparole.free.fr



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Dimanche 28 octobre 2007 7 28 /10 /Oct /2007 10:18

IMAGE-01226-copie-1.jpg Le dernier tronçon de la « rocade sud-est » vient d’entrer en service. Disons-le sans ambages, il faut se réjouir de l’achèvement de ces travaux commencés il y a… 26 ans. Draguignan a évidemment beaucoup changé entre-temps. Il est donc évident que cette voie de contournement ne peut plus suffire à résoudre les problèmes de circulation dans notre ville. Sa conception même est fortement datée.

 

L’aspect inachevé de cette rocade déjà très fréquentée qui mène de l’hôpital à l’entrée immédiate du centre ville avait quelque chose de surréaliste. Les automobilistes pressés s’étaient habitués, une fois arrivés au rond-point Louise Michel, à faire ensuite du gymkhana pour quitter la ville avec la possibilité, selon les jours, de varier les plaisirs, soit en rejoignant le boulevard Carnot, soit en empruntant la rue Lech Walesa, soit en traversant le parking du centre commercial de St Léger. Cette curiosité disparaît. La quatre voies réussit enfin sa percée jusqu’au rond-point Charles De Gaulle, commencée en 1981. Il faut évidemment s’en féliciter.

 

4,5 km en 26 ans

Un record !

 

Cette voie départementale relève des attributions du Conseil général, responsable presque depuis l’origine de la conduite et du financement des travaux. Il ne serait d’ailleurs pas inintéressant, pour la petite histoire administrative, de rechercher pourquoi il a tant tardé en chemin. Prendre 26 ans pour parcourir au total 4,5 km, ce n’est pas rapide ! La lenteur des travaux nous ramène au temps des cathédrales ou même des pyramides.

 

Je précise à cet égard que, durant mon mandat, a été ouvert, dans le cadre de la réalisation du quartier de l’Esplanade, le tronçon reliant l’avenue des Vignerons et la place Louise Michel. Quant, aussitôt après, nous avons demandé au Conseil général de lancer les études pour l’achèvement de la rocade, il nous a répondu officiellement que, comme il avait financé les premiers tronçons, il nous fallait prendre en charge la fin des travaux.

 

Cela revenait à ajourner l’opération car le seul budget de la Commune n’aurait à l’évidence pas pu en supporter le coût qui s’est finalement élevée à 5,3 millions d’euros (4,8 M€ payés directement par la Conseil général et 530.000 € par la Commune pour les aménagement urbains). Notre insistance ne servit à rien. Le Conseil général vivait alors dans l’opulence financière, mais le refus fut intransigeant. En tout cas, jusqu’au changement de municipalité en 2001.      

 

Sans rancune. Il est heureux que le Conseil général, très présent sur toutes les grosses opérations d’équipements publics de l’agglomération toulonnaise, n’ait finalement pas oublié de terminer, même tardivement, une opération commencée à Draguignan en 1981. Sans doute, la proximité des élections municipales et cantonales n’est-elle pas pour rien dans ce dernier sursaut. Le président du Conseil général l’a lui-même reconnu lors de l’inauguration.

 

Quel résultat pour la circulation en ville ?

 

La circulation routière va-t-elle s’en trouver allégée en centre ville ? L’avenir le dira rapidement. Logiquement, il devrait en être ainsi au bas du boulevard Carnot, au rond-point De Lattre de Tassigny et dans tout le quartier St Léger. Pour le reste, il n’est pas certain du tout que les embouteillages que connaît maintenant Draguignan à l’entrée de la ville aux heures de pointe en soient atténués. Comment le rond-point Charles De Gaulle dont la taille n’a pas été modifiée pourra-t-il écouler un trafic au moins aussi nombreux et certainement plus rapide ? La réponse relève de la physique des fluides.

 

Le temps gaspillé dans la conduite des opérations d’aménagement urbain a toujours un coût pour la collectivité. En l’occurrence, il est clair qu’au terme d’un quart de siècle, la fonction dévolue à cette voie ne correspond plus à sa vocation initiale. Les termes employés suffisent à le montrer. On nous parle de « rocade », ce qui avait sans doute un sens à l’époque où Draguignan avait une taille deux fois inférieure à ce qu’elle est aujourd’hui. Le but de l’opération était de réaliser une voie express pour permettre aux automobilistes de passage de contourner la ville sans y pénétrer. Désormais, le tissu urbain s’étant considérablement étendu, cette voie se trouve, non plus hors, mais dans la ville sur les deux tiers de son tracé, et prochainement sur la totalité.

 

La conception de cette « rocade » est complètement datée

 

De facto, il s’agit donc en grande partie, non plus d’une rocade, mais tout simplement d’un boulevard dont il aurait fallu éviter qu’il marque une rupture dans le tissu urbain. Cependant, la conception de cette artère n’a pas été revue. Elle conserve essentiellement le caractère d’un équipement routier. Des trottoirs ont été prévus pour les piétons, mais il n’y a presque aucun pied d’immeuble accessible depuis ceux-ci. Il sera donc difficile d’y aménager des commerces de proximité et de les y faire vivre.

 

Les carrefours sont des « giratoires » conçus pour les voitures, et non des places d’abord aménagées pour les piétons. Sur tout le tracé, il n’y aucun jardin public, pas de jeux d’enfants et pas, bien sûr pas de pistes cyclables ce qui est réellement impardonnable au moment même où l’un des enjeux communément admis est de réduire l’usage de la voiture en ville.

 

Bref, l’achèvement de cette « rocade » était inéluctable. Mais, sa conception est complètement datée, faute d’avoir été repensée depuis 25 ans. 

Par Christian Martin
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Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /Oct /2007 23:34

On rapporte en ville que lundi dernier, 15 octobre, les « Amis de Max » avaient l’air angoissé. Nous voulons parler ici des partisans du maire de Draguignan qui sont d’un naturel plutôt fragile puisqu’ils ont été regroupés dans une association éponyme, chargée d’assurer leur protection. Leur inquiétude avait été provoquée par la liberté de la presse, de la presse locale en l’occurrence.

 

Songez que, ce lundi-là, figurait un grand article un page dracénoise de Var-Matin sur la possibilité de voir le Conseil général du Var installer à Draguignan, « dès 2009 », un foyer pour adultes handicapés mentaux. Cette annonce, un tantinet anticipée, peut contribuer à faire oublier l’abandon par la municipalité Piselli du projet de Centre d’aide par le travail (CAT) conçu par l’association départementale des handicapés mentaux du Var (ADAPEI). Ce premier projet, indispensable, figurait dans le schéma d’aménagement de l’ancienne caserne Chabran, arrêté par la municipalité Martin en 2000. Sept ans plus tard, alors que l’aménagement du quartier n’a pas avancé, il n’en fait plus partie dans la version revue et corrigée par la municipalité Piselli.

 

En fait, l’inquiétude des « Amis de Max » était sans lien avec le sujet de l’article, mais plutôt avec sa double illustration photographique : une esquisse du futur établissement et une intéressante photo d’un poteau électrique et d’un lampadaire, prise à l’entrée du terrain du Conseil général dans le quartier de la Vaugine. Stupeur ! Deux photos en pleine page et aucune de Max Piselli, maire de Draguignan, président de la Communauté d’agglomération, conseiller général. Certes, celui-ci était cité dans l’article, comme par routine. Mais, que cachait cet oubli ? Un jour sans photo de M. Piselli ! Autant dire un jour sans pain ! Que se passait-il ? Etait-il souffrant ? Avait-il mystérieusement disparu ?

 

Heureusement, l’horrible incertitude a été de courte durée. Dès, mardi matin, tout a commencé à rentrer dans l’ordre. Un article, assorti d’une grande photo en pleine page de M. Piselli et de son premier adjoint, devant un écran de télévision, venait expliquer avec le plus grand sérieux que les Dracénois devraient à ces deux pionniers la possibilité de bénéficier à l’avenir de la télévision numérique terrestre (TNT) en Dracénie.

 

Mais, l’émotion du lundi avait été grande. L’édition du mercredi n’était pas de trop pour rasséréner les « Amis de Max ». Un autre article avec photo du maire en pleine page expliquait comment, sous son égide, la mairie agit « pour faire pousser le bonheur ». Modestement ! En vérité, on y apprenait simplement que la mairie est à la recherche de terrains pour y installer des jardins familiaux. Il est temps. Qui se rappelle que la municipalité Piselli, à partir de 2001, a supprimé les jardins familiaux pour Rmistes créés à la Foux par la municipalité Martin ?

 

Dans l’édition de jeudi, la photo du maire était moins grande. Il est vrai qu’il n’y paraissait pas à son aise. On le voyait, avec son inséparable premier adjoint, entourés de syndicalistes arborant fièrement le badge de la CGT. L’article portait sur l’inauguration du local « accordé » par le maire au syndicat CGT des agents communaux dans le bâtiment de l’ancienne mairie annexe. L’article omettait de préciser que le syndicat avait dû former un recours en justice pour obtenir l’attribution de ce local conformément à la loi. Un simple oubli évidemment dû au manque de place.

La fin de la semaine fut des plus classiques. Vendredi 19 octobre, le maire figurait sur une grande photo en pleine page, aux côtés du commissaire de police, à l’occasion d’une manifestation organisée sur la sécurité routière.

 

Samedi, la page dracénoise était consacrée au compte-rendu de la séance du Conseil municipal de jeudi soir. La photo représentait en gros plan une planche de skate tenue par une main anonyme. Les « Amis de Max », désormais rassurés, y ont reconnu la main de leur chef de file.

 

Enfin, hier dimanche, la semaine s’est terminée sans surprise. Sous l’intitulé « Bienvenue à tous les Dracénois », l’article du jour précise en sous-titre que « le maire veut placer l’homme au cœur de la cité ». Sur la photo centrale, M. Piselli de dos, fait face à un parterre de militaires et à quelques-uns de ses adjoints.

 

Finalement, tout est rentré dans l’ordre. L’inquiétude des « Amis de Max » était déplacée. Même si des progrès sont toujours possibles, le bilan de la semaine n’est pas si mauvais.

Par Christian Martin
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:10

Depuis trois ans, le futur skate-park est toujours en projet. Dernier épisode du feuilleton, le Conseil municipal vient de décider qu’il serait peut-être implanté à côté du stade Gilly, sur les terrains achetés sous notre municipalité entre 1995 à 2001, et depuis cédé à la Communauté d’agglomération. Heureusement que nous avons songé à préparer l’avenir quand nous étions à la mairie !

 

S’il avait été réalisé, ce skate-park n’aurait pas été le premier, contrairement à ce qui est parfois prétendu. J’ai déjà évoqué sur ce blog l’équipement de ce type réalisé à la fin des années 1990, à l’initiative de mon adjoint à la Jeunesse, Roger Esquier, et laissé sans aucun entretien par la municipalité actuelle qui refuse d’en reconnaître l’existence sous prétexte qu’il serait techniquement démodé. 

 

Jusqu’au printemps dernier, le maire et son adjoint à la jeunesse n’en démordaient pas. Leur futur skate-park (le seul, le vrai !) serait installé à l’entrée du parking de la Jarre, face au rond point de l’avenue Jules Ferry. Ils n’étaient pas peu fiers de leur choix. Pour l’arrêter, ils s’étaient concertés surtout avec eux-mêmes, mais aussi avec le président d’une association spécialement créée pour… exploiter le nouveau skate-park. Le lieu avait l’avantage certain d’être situé en centre ville. Pour le reste, il cumulait les défauts.

 

L’obstination est mauvaise conseillère

 

Imaginer de faire évoluer les adeptes du skate à proximité immédiate, sinon au contact, des flux d’entrée et de sortie des véhicules utilisateurs du parking manquait pour le moins de réalisme. Faire table rase du bouquet d’arbres situé à l’entrée du parking était contradictoire avec les belles déclarations sur le charme provençal de Draguignan. Certes laissé totalement à l’abandon par la municipalité, ce petit espace paysager est utilisé par les piétons pour se rendre au collège Férié ou récupérer leur voiture au parking. Enfin, implanter un équipement sportif de plein air à quelques mètres de certaines habitations, c’était faire bien peu de cas des conditions de vie des riverains.

 

Pendant des mois et des mois, le maire et son adjoint se sont arc-boutés sur cette idée, sourds à toute critique, ce qui n’était pas nouveau. Les revues municipales ont vanté les qualités du projet et plus encore celles de ses instigateurs.   

 

Un grain de sable est venu enrayer la mécanique. Une habitante du quartier, sans contester l’utilité d’un skate-park pour les adolescents dracénois, a fait circuler une pétition qui a recueilli des centaines de signatures. L’adjoint à la jeunesse a défendu à toute force son projet, redoutant d’être ridiculisé par un retrait. Déception, le maire, d’abord soucieux de ne pas s’aliéner autant d’électeurs à l’approche des élections municipales, a fait marche arrière. Depuis, l’adjoint est un peu plus tendu qu’à l’accoutumée. Il digère mal les couleuvres.

 

Ce qui est regrettable, c’est que, à force de tarder puis de s’obstiner dans de mauvaises directions le temps est passé et les engagements électoraux n’ont pas été tenus. Les jeunes intéressés ne disposeront pas de ce nouveau skate-park avant le printemps prochain. Près de huit ans se seront écoulés entre l’aménagement du premier et du second équipement de ce type dans notre ville, quand bien d’autres en France ont su en implanter dans leurs principaux quartiers et quand, près de nous, la ville de Fréjus a su aménager une remarquable base de loisirs. D’ailleurs, à force d’attendre, la question ne se pose plus dans les mêmes termes. Désormais, la demande des jeunes porte davantage sur le roller et le vélo acrobatique que sur le skate.

 

Que feraient-ils sans nous ?

 

Pour finir, un mot sur l’ironie de cette histoire. Qu’il s’agisse de l’ex-futur projet ou du nouveau-futur projet de skate-park, la municipalité actuelle a choisi, dans les deux cas, de les implanter sur des terrains rendus disponibles grâce à l’action de notre propre municipalité. Il en est de même du quartier Chabran ou de la maison de retraite. Que feraient-ils sans nous ?

 

Comme personne ne le fait jamais, je rappelle que le parking de la Jarre a été construit entre 1995 et 2001 pour offrir une capacité de stationnement gratuit aux automobilistes Dracénois. A la place, se trouvait précédemment un terrain insalubre, en friche, lieu ancestral de confluence des eaux pluviales, comme son nom l’indique.

 

S’agissant du stade Gilly, choix de rechange de la municipalité Piselli, je rappelle qu’il a été créé par notre municipalité pour doter les clubs dracénois d’un terrain de football en synthétique de la dernière génération. A cette fin, nous avons procédé à l’acquisition de vastes terrains, dans le quartier du petit Plan, en vue du développement ultérieur d’un complexe sportif.

 

Alors, dans l’opposition, MM. Piselli et Audibert avaient farouchement critiqué ces deux investissements.  Par la suite, ils ont jugé scandaleux les emprunts nécessaires pour y faire face. Dans les deux cas, ils ont eu tort. En vérité, nous avons réalisé des investissements d’avenir dont la Ville profite aujourd’hui.

Par Christian Martin
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:10

IMAGE-01256.jpg La majorité au Conseil municipal vient d’entériner l’achat de mobilier et de matériel pour équiper la nouvelle salle du Conseil municipal et les locaux du rez-de-chaussée de cette extension de l’Hôtel de Ville. Le montant de ces achats (187.000 €) s’ajoute au coût des travaux, fixé initialement à 2.100.000 €. Le montant définitif est probablement supérieur, mais la municipalité le garde jalousement pour elle.

 

On rappelle que ces travaux ont consisté pour l’essentiel à construire une nouvelle salle du Conseil municipal sur pilotis dans la cour de l’Hôtel de Ville. Le Conseil municipal n’ayant jusqu’à présent aucun problème pour se réunir une fois tous les trois mois (voire moins souvent encore) dans la salle de conférences de la Maison des Sports et de la Jeunesse, aménagée à cet effet, il a été ajouté un autre prétexte. Cette extension servira aussi de salle des mariages. Comme il en existe déjà une, fort belle, sous les voûtes en pierre du troisième étage de Hôtel de Ville, il a été ajouté que la nouvelle salle aurait l’avantage d’être accessible aux handicapés.

 

La municipalité actuelle n’a strictement rien fait en bientôt sept ans pour rendre la ville plus accessible aux handicapés. Toutefois, elle pense à eux quand elle besoin d’un alibi pour justifier une dépense somptuaire comme ces travaux d’extension. En effet, un ascenseur permet déjà de monter au deuxième étage de l’Hôtel de Ville. Pour permettre aux handicapés de se rendre à l’actuelle salle des mariages, il suffisait d’aménager un monte-personne sur un niveau.  La mairie de Figanières s’est dotée d’un tel équipement pour seulement 60.000 €.

 

Un vent de folie (des grandeurs)

depuis les municipales de 2001

 

Ces travaux d’extension étaient totalement inutiles. Il y a encore huit ans, la quasi-totalité des services communaux étaient installés dans l’Hôtel de Ville. Ils y étaient à l’étroit. Aussi, en 1999-2000, ma municipalité a repris l’usage du bâtiment de la direction des impôts, place Cassin, que nous avons aménagé pour y installer la nouvelle mairie annexe. Nous avons conservé le quatrième étage pour la Communauté d’agglomération (CAD), officiellement créée en 2000. Cet investissement important aurait dû suffire pour de nombreuses années avec des élus raisonnables.

 

Mais, un vent de folie (des grandeurs) souffle depuis les municipales de 2001. En effet, M. Piselli, nouveau président de la CAD, a absolument voulu se doter d’un siège prestigieux. Il a acheté et aménagé à grands frais l’ancien bâtiment de la Caisse d’Epargne ainsi que la place Mozart qui lui fait face. Cependant, ce n’était visiblement suffisant. M. Piselli, maire de Draguignan, n’a pas voulu être en reste. Il a donc fallu que l’ancien Hôtel de Ville ait aussi ses travaux.

 

Quand je pense que certains prétendent que la Commune était ruinée en 2001 ! Si tel avait été le cas, comment expliquer que si peu de temps après, l’on ait pu gaspiller autant d’argent public ?

 

Avec les 2,3 millions d’euros au minimum, consacrés à tort à l’extension de l’Hôtel de Ville, il aurait été possible de répondre à bien des demandes urgentes des Dracénois dans leur vie quotidienne. Comme, par exemple, rendre accessible aux handicapés les principales avenues et rues de la ville.

Par Christian Martin
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 09:07

Une délibération du Conseil municipal de ce jeudi prévoit la construction de 12 logements sociaux, sur l’avenue de Montferrat, par la société Le Logis familial varois. L’aide de la Commune se réduit au minimum nécessaire pour ce type d’opération, soit à accorder une garantie pour l’emprunt contracté par le bailleur social.

 

Il faut se réjouir de cette opération même si la municipalité n’y est pas pour grand-chose. Nous espérons que ces nouveaux logements sociaux seront livrés le plus tôt possible, probablement en 2008.

 

Cependant, force est de constater que le rythme des constructions de logements sociaux est radicalement insuffisant par rapport aux besoins de la population, nés de sa croissance démographique, de l’urbanisation très rapide de Draguignan et de la flambée des prix sur le marché de l’immobilier.

 

Pour la moitié des ménages dracénois, les prix des constructions neuves (3000 €/m²) ou des loyers qui en découlent (600 €/mois pour un deux pièces) sont complètement inaccessibles. Le parc social est devenu notoirement insuffisant. Seulement, 5 % des demandes sont satisfaites au bout de délais interminables.

 

2.400 logements sociaux :

seulement 15 % des résidences principales

 

L’inventaire publié par la direction départementale de l’équipement (DDE), arrêté à la date du 1er janvier 2006, comprend exactement 2 .209 logements collectifs et individuels auxquels, pour être exhaustif, il faut ajouter des logements sociaux occupés par des militaires en vertu de conventions passées : Le Kennedy (32), La Mescla (132), l’ancienne gendarmerie (50).  Soit un total de 2.423 logements sociaux.

 

Lors de la signature du contrat de ville en 2000, les études réalisées estimaient à 14.000 le nombre de résidences principales pour une population totale de 35.000 habitants au recensement général de 1999. Avec une population dracénoise désormais passée à 40.000 habitants, soit environ 16.000 résidences principales, le taux de logements sociaux serait de 15 %. On est très loin du taux de 20 % des résidences, qui constitue la norme à atteindre depuis la loi SRU de 2000.

 

Bien sûr, pour être précis, il faudrait tenir compte des logements sociaux construits postérieurement à la date d’inventaire de la DDE, c’est-à-dire en 2006 et 2007. Une nouvelle fois, nous voulons reposer la question au maire de Draguignan : quels sont les logements sociaux qui ont été construits et livrés au cours de son mandat ? Nous l’avons maintes fois posée. Nous attendons toujours la réponse.

 

En tout cas, ce que nous indique la liste officielle de la DDE, c’est que, de 2001 à 2005 inclus, le parc social s’est accru de seulement 20 logements, avec la résidence « La Pierre du Moulin » gérée par la société d’HLM Logis-Erilia. C’est vraiment très peu !

 

Par comparaison, au cours de notre mandat, de 1995 à 2001, grâce aux projets d’urbanisme que nous avions lancés, au quartier de l’Esplanade ou dans le cadre de la rénovation du centre ancien, 167 logements sociaux ont été construits Soyons justes : c’était insuffisant. Il est vrai que la pression foncière n’était pas aussi forte qu’aujourd’hui, mais faudra faire bien davantage à l’avenir.

 

Un véritable plan Marshall pour le logement,

 

Environ 500 permis de construire pour des résidences individuelles ou collectives sont accordés chaque année à Draguignan. Il faudrait donc produire 100 logements supplémentaires pour maintenir le taux de 20 % par rapport aux résidences principales… s’il était déjà atteint ! Or, nous en sommes loin, puisqu’il en manque aujourd’hui près de 800 pour être dans la norme.

 

Dans ces conditions, le « programme local de l’habitat » (PLH) adopté à l’échelle de la Communauté d’agglomération dracénoise ne sera pas suffisant pour répondre aux besoins sur Draguignan. En outre, déjà en 2007, ses objectifs chiffrés ne sont pas respectés. 

 

Il faudrait donc ne pas se contenter d’accompagner d’un soutien minimum les quelques opérations programmées par les bailleurs sociaux, mais au contraire les précéder. Des réserves foncières sont encore disponibles, bien qu’en partie vendues par la municipalité actuelle.

 

L’un des enjeux majeurs de la prochaine équipe sera de mettre en œuvre un programme de rattrapage, un véritable plan Marshall pour le logement, qui jouera sur tous les leviers : favoriser l’accession aidée à la propriété, remettre à niveau le parc de logements sociaux. Il y a urgence. Il faut qu’à l’avenir, les Dracénois puissent encore parvenir à se loger dans leur ville.   

Par Christian Martin
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 09:07

Photos-USA-2008-008.jpg Une récente modification du code de l’urbanisme va avoir des conséquences désagréables pour les propriétaires fonciers de notre ville. Une délibération du Conseil municipal de jeudi évoque d’ailleurs cette réforme des permis de construire applicable depuis le 1er octobre. Elle le fait cependant à propos de la question somme toute assez secondaire des « déclarations préalables de clôture » sans aborder le problème de fond.

 

L’interdiction des détachements de parcelles

 

De quoi s’agit-il ? Dans les communes qui ont refusé de remplacer leur vieux plan d’occupation des sols (POS) par un plan local d’urbanisme (PLU), conformément à la loi de 2000 qui leur imposait cette révision, il ne sera désormais plus possible aux propriétaires d’un terrain depuis au moins dix ans d’opérer un détachement de parcelle pour vendre une partie de leur patrimoine. Le gouvernement vient donc de mettre un terme à une pratique fréquemment utilisée, notamment à Draguignan.

 

Pourquoi ce changement soudain ? La loi vient de modifier la définition du terme de « lotissement ». Dorénavant, tout détachement de parcelle doit être qualifié ainsi. Or, la plupart du temps, le règlement du POS interdit de construire un lotissement sur un terrain classé en zone NB, c’est-à-dire dans les zones du POS destinées à « l’urbanisation future ». Il en est ainsi à Draguignan. En conséquence, tout détachement de parcelle devient légalement impossible sur tous les terrains situés en zones NB, ce qui n’est pas une mince affaire puisque celles-ci couvrent un quart de la superficie de la commune. Ces terrains perdent donc une partie de leur valeur.

 

La conséquence de l’absence de révision du POS

 

Ce contrecoup de la récente réforme du code de l’urbanisme aurait pu être évité si le POS de Draguignan avait été révisé et remplacé par un PLU. Il suffisait de respecter la loi dite solidarité et renouvellement urbain (SRU) de juillet 2000, comme la grande majorité des villes en France. De surcroît, même sans cette obligation légale, réviser le plan d’occupation des sols de Draguignan n’aurait pas été du luxe puisqu’il date de 1983 !

 

Cette révision aurait obligé à faire pour l’avenir de véritables choix d’urbanisation et à mettre un terme au laisser-aller actuel. A l’instar de beaucoup de villes du sud-est, Draguignan fait l’objet d’une importante pression foncière et immobilière que l’actuel POS ne permet plus de réguler correctement. La municipalité actuelle a préféré se défausser de cette responsabilité en refusant d’appliquer la loi qui stipulait la révision du POS.


En effet, la mise en place d’un plan local d’urbanisme (PLU) aurait obligé à définir précisément les zones constructibles et celles qui ne le sont pas. Elle aurait fait disparaître les zones NB où, en vertu de l’ancienne législation, il était possible d’accorder des permis de construire malgré le sous-dimensionnement des voiries et des réseaux d’eau et d’assainissement. Cette facilité utilisée avec démesure, particulièrement dans notre ville, a favorisé une urbanisation anarchique, le gaspillage d’espace, l’éparpillement désordonné de constructions nouvelles. Il suffit de regarder le haut du Malmont pour en avoir une illustration. Il en résulte souvent de graves difficultés quand il faut procéder après la prolifération des lotissements et des villas, à d’importants investissements sur les voiries et réseaux divers, qui n’ont été anticipés ni techniquement ni financièrement.

 

Il est indéniable qu’un effort de prévision et de planification était indispensable. Il a été refusé par la municipalité actuelle qui a préféré éluder le problème, soucieuse de ne pas mécontenter les électeurs, indifférente à l’urbanisation désordonnée de la ville.

 

La municipalité Piselli a fui ses responsabilités

 

La chronologie parle d’elle-même. Dès la loi SRU de 2000, notre municipalité, par une délibération du Conseil municipal, avait engagé les premières études préalables à l’élaboration du PLU comme le prévoit la procédure en vigueur. La municipalité Piselli n’a pas tenu compte de ces orientations, c’était son droit. Elle a préféré lancer la révision du POS, sur d’autres bases, par une délibération de juillet 2001, en faisant réaliser de nouvelles études d’urbanisme.

 

Curieusement, près de trois ans plus tard, alors que l’adoption du PLU aurait dû être achevée, rien n’avait encore été réalisé et une délibération de mai 2004 est venue préciser les objectifs de la révision du POS et de l’élaboration du PLU, c’est-à-dire reprendre tout le chantier à zéro. Il suffit de citer quelques-uns de ces objectifs, au demeurant de pur bon sens, pour se rendre compte que la gestion municipale continue à leur tourner le dos résolument.

 

On parlait en effet dans cette délibération de : « gestion maîtrisée et raisonnable des sols », « améliorer le fonctionnement urbain (stationnement et circulation), le traitement des espaces publics (entrées de ville) et la mise en valeur des sites et paysages », « assurer la transformation des zones NB conformément à la loi SRU ». Sans oublier l’engagement de « favoriser le développement économique sur le territoire de la commune » au moment même où le projet de zone d’entreprises sur les terrains acquis dans le quartier de Ste Barbe venait d’être abandonné !

 

Bref, il en est pour qui, en effet, les objectifs affichés, les engagements et les promesses n’engagent que ceux qui ont la naïveté d’y croire. Seconde conclusion : dans ce domaine vital pour l’avenir de Draguignan, de précieuses années ont été perdues. La municipalité s’est disqualifiée pour demain faire de nouvelles promesses.

 

A travers la révision du POS, la question posée est très lourde : « Quelle croissance pour notre ville, sur le plan urbanistique et économique ? »  Le changement que les Dracénois attendent de leur municipalité, c’est que, face à de tels enjeux, leurs élus soient capables à l’avenir d’assumer leurs responsabilités en s’attachant à définir un cadre qui, à la fois, préserve les intérêts des particuliers et préserve les conditions du « bien vivre ensemble ».

 

Par Christian Martin
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 19:28

Lors de sa réunion de jeudi prochain, la Conseil municipal va examiner une délibération d’apparence très technique qui dresse le bilan des opérations de rénovation du centre ancien conduites, pour le compte de la Ville, par sa société d’économie mixte, la SAIEM. Les données présentées sont essentiellement financières. Au-delà de l’accumulation des chiffres sur les budgets dépensés, il n’est guère aisé de se faire une opinion sur l’ampleur, la nature et les résultats des travaux engagés en dernière période dans le cœur historique de Draguignan.

Pourtant, il serait d’autant plus utile d’y voir clair que ce chantier a été ouvert il y a maintenant douze ans. Il faut d’ailleurs rappeler, car cela a été perdu de vue, que la rénovation des places et des rues du centre ancien, qui a été engagée dès 1995 (place Fréani, place et rue de l’Observance, place du marché, rue de Trans) et s’est poursuivie après 2001, n’en constituait pas à l’origine la partie la plus déterminante. L’embellissement des places et des rues était un levier de revitalisation, mais pas l’enjeu essentiel.

 

Améliorer les conditions de logement des habitants,

tel était d’abord l’enjeu initial

 

Il ne s’agissait pas simplement, en effet, de rendre les abords de ce quartier plus agréables aux yeux des citadins et des touristes. L’objectif premier était d’améliorer radicalement les conditions de vie de ses habitants. Le diagnostic de départ, dressé en 1995, était très alarmant : habitat très dégradé, souvent proche de l’insalubrité ; proportion élevée (environ un quart) de logements inoccupés ; concentration de personnes en grande difficulté sociale. Avant les élections municipales de 1995, des documents administratifs avaient été signés par M. Piselli, déjà maire de Draguignan depuis 1986, mais rien n’avait été entrepris.

 

Le chantier engagé à compter de cette date par notre municipalité a été considéré comme l’un des plus vitaux pour notre ville. Concrètement, il a consisté à remettre aux normes élémentaires d’hygiène et de confort un nombre maximum de logements. Le but était de redonner vie à ce quartier moribond et de le rendre plus attractif en améliorant les conditions de vie de ses habitants et en faisant venir de nouveaux occupants dans les logements trouvés vacants avant leur réhabilitation. Pour y réussir, une intense action d’accompagnement social a été menée auprès des occupants, souvent des personnes âgées ou des familles aux faibles ressources.

 

Plus de 400 logements réhabilités de 1995 à 2001

 

Ainsi, nous avons mis en œuvre deux « Opérations programmées d’amélioration de l’habitat » (OPAH) de 1995 à 1997 et de 1998 à 2001, qui ont consisté à subventionner fortement les travaux de remise aux normes effectués par les propriétaires des logements. Dans certains cas, les aides aux travaux ont été accordées en échange du conventionnement ultérieur des loyers, alors alignés sur ceux des logements sociaux.

 

Dans les documents officiels de l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat (ANAH), le bilan de ces deux OPAH a été jugé très satisfaisant et encourageant. En effet, elles ont permis de réhabiliter plus de 400 logements dont un quart en loyer conventionné. La moitié de ces 400 logements étaient vacants antérieurement. Parallèlement, nous avons mené à terme des opérations de « Résorption d’habitat insalubre » (RHI). Sur quatre sites, des immeubles entiers, si dégradés que leur réhabilitation était impossible, ont été démolis et remplacés par des logements sociaux.

 

Seulement 59 « améliorations intérieures » pour la 3ème OPAH

 

La délibération soumise jeudi au Conseil municipal porte sur le bilan de la troisième OPAH, engagée par la municipalité Piselli sur la période 2004-2006. Il fait état de seulement 59 « améliorations intérieures ». Ce terme est imprécis et ambigu. Rien n’indique que l’ampleur de ces améliorations se soit toujours traduite par la réhabilitation véritable des logements concernés. 

Quoi qu’il en soit, cette 3ème OPAH atteint des résultats très éloignés des objectifs, fixés notamment dans la convention signée avec l’ANAH, qui portaient sur « 136 logements à réhabiliter ». Avec seulement 59 « améliorations intérieures », on est a fortiori très loin des 400 logements réhabilités lors du précédent mandat municipal. Ces derniers résultats sont d’autant plus décevants que la municipalité actuelle a pris la décision d’élargir le périmètre couvert aux boulevards extérieurs (Bd Clémenceau, bd Foch, avenue de la Liberté).

 

Pour être juste, il faut relever, en revanche, qu’en ce qui concerne le nombre de façades ravalées, les résultats de cette 3ème OPAH ont été supérieurs aux objectifs : 83 au lieu de 45. Ce qui confirme que la priorité a été donnée aux apparences plutôt qu’au traitement des problèmes de fond..

 

Démagogie et désinvolture

 

L’élan créé dans le centre ancien de Draguignan à la fin des années 1990 est malheureusement retombé. L’insalubrité a repris le terrain perdu. Aucune opération de réhabilitation de l’habitat insalubre (RHI) n’a été réalisée. Le site prévu rues de Trans et des Chaudronniers attend toujours le début de travaux annoncé depuis des années, y compris les travaux de consolidation de la traverse des Minimes nécessaires pour remédier à un péril imminent. 

Sans doute un coup de pioche sera-t-il donné avant les prochaines municipales, mais ce temps perdu a un coût très lourd, humain et économique, comme le montrent les rues fantômes du centre ancien avec leur impressionnant alignement de commerces fermés. Il y bien longtemps que l’aide à la location de locaux commerciaux que nous avions créée ainsi que le projet de pôle des métiers d’art ont été abandonnés. On en mesure aujourd’hui tous les dommages.

 

A l’évidence, le centre ancien a été traité depuis 2001 avec démagogie et désinvolture. Alors qu’il suffisait d’achever les actions entreprises, seuls ont été maintenus les investissements les plus voyants et les plus coûteux. Si nous sommes élus au mois de mars prochain, nous reprendrons les projets différés ou suspendus. Ils restent indispensables afin que batte à nouveau le cœur historique de Draguignan et que ses habitants reprennent confiance en leurs édiles.

Par Christian Martin
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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /Oct /2007 21:16

IMAGE-01221.jpg Chacun connaît la place du Dragon, en haut du boulevard de la Liberté, au croisement avec la route de Montferrat qui mène au centre hospitalier. A l’angle du boulevard, en face de la statuette du dragon, le chantier d’un immeuble vient de commencer. Une simple banderole donne le nom d’un promoteur de la Côte avec, pour le joindre, un numéro de téléphone portable. Un panneau couché au bout du terrain indique qu’à cet endroit il y aura bientôt « 24 appartements et studios ».

 

Il y a quelques semaines, la presse locale (Var-Matin) vantait les mérites de cette future construction. Petite nuance néanmoins à la fin de l’article : il y a déjà d’énormes problèmes de stationnement dans ce quartier et, évidemment, de nouveaux habitants et donc de nouveaux véhicules, cela ne va pas arranger les choses. « Mais, où donc pourrait-on prévoir un parking ? » concluait le journaliste ingénument, peut-être conscient d’avoir levé sans le vouloir un lièvre embarrassant.

 

Priorité absolue à la promotion immobilière

 

Au passage, il négligeait d’ailleurs l’impact dommageable de toutes les constructions de ce type sur la hausse du marché de l’immobilier à Draguignan. Des groupes immobiliers de la région parisienne ou de la Côte d’Azur font venir une clientèle nationale qui peut acheter un logement à 3000 € le mètre carré et plus. Les prix du marché s’alignent progressivement sur cette norme.

 

Or, la population de notre ville est composée majoritairement de classes moyennes et de familles modestes. Pour elles, de tels prix à l’achat et les loyers qui en découlent en location sont hors de portée. En misant tout sur les gains immobiliers faciles, la politique municipale impose à Draguignan un mode de développement qui tend progressivement à exclure les Dracénois.

 

Bref, revenons au problème de stationnement en haut du boulevard de la Liberté.  « Mais, où donc pourrait-on prévoir un parking ? ». Mais, là précisément, à la place de cet immeuble de standing.

 

La solution manquée

aux problèmes de stationnement devant Ste Marthe

 

Quand j’étais maire, j’attendais patiemment que soient mise en vente cette parcelle ainsi que les bâtiments du garage Allione, juste en face, au début de l’avenue de Montferrat. J’y voyais l’opportunité rêvée d’aménager un nouveau parking, à l’entrée du centre ancien dans lequel il est quasi impossible de dégager de nouvelles capacités de stationnement. Je ne comprends pas que la municipalité actuelle ait négligé de préempter le terrain qui s’est enfin libéré, comme la loi lui en donnait la faculté.

 

C’est une faute indéniable, notamment au regard des difficultés de stationnement et de circulation vécues chaque jour aux heures d’entrée et sortie de l’école Ste Marthe. Les parents garent leurs véhicules en double file de part et d’autre de l’avenue de Montferrat pour y déposer leurs enfants. Ces difficultés sont tellement fortes qu’elles ont conduit la municipalité, pendant un moment, à imaginer un système ubuesque pour canaliser la circulation qui, après une abondante pétition de protestation, a été abandonné… sans pour autant qu’aucune autre solution ne soit apportée.

 

A la place de l’immeuble dont le chantier a débuté, il était pourtant possible de construire un nouveau parking de quelques dizaines de places qui aurait soulagé les habitants du quartier et permis aux parents de ne plus gêner la circulation devant l’école Ste Marthe.

 

Mais, la priorité de la municipalité actuelle est la promotion immobilière, pas l’amélioration des conditions de vie quotidienne pour la majorité des Dracénois.

Par Christian Martin
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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /Oct /2007 21:16

IMAGE-01215.jpg On dit banalement qu’un maire est le « premier magistrat » de sa ville. L’expression relève de l’assimilation hâtive, car un maire n’a ni le statut ni les attributions d’un juge. Elle est même carrément abusive quand le maire se place en infraction avec la loi ou la réglementation qu’il est chargé de faire respecter par ses concitoyens. C’est le cas à Draguignan.

 

Prenons l’exemple d’une disposition désormais bien connue du code électoral qui prévoit que, dans un délai de six mois précédant le mois de l’élection, « aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin » (article L.52-1, 2ème alinéa). Dans ce délai, les actions de communication qui revêtent un caractère de promotion publicitaire des réalisations et de la gestion de la collectivité, quels que soient les supports utilisés (bulletins municipaux, publications, affichages, publicité par voie de presse…), au-delà de la stricte information, sont prohibées. Toute infraction aux dispositions de l’article L.52-1, 2ème alinéa, du code électoral est punie d’une amende de 75.000 €.

 

La communication de la mairie au service d’un candidat

 

Les élections municipales et cantonales ayant lieu au mois de mars prochain, ce délai de six mois a commencé à courir depuis le 1er septembre 2007. Or, que voyons-nous ou que lisons-nous à Draguignan ?

 

Une grande partie des actions de communication de la mairie revêt un caractère clairement promotionnel en faveur du maire sortant, M. Piselli. Ainsi, tombe sous le coup de l’article L.52-1, 2ème alinéa, du code électoral une bonne partie des articles de la revue municipale qui tendent à l’évidence à présenter sous un jour favorable l’action de la municipalité et du maire, candidat à l’élection.

 

Il y a bien d’autres exemples. Place du marche, une grande banderole, apposée sur la façade de la halle marchande, vante les mérites supposés du maire sortant en des termes très laudatifs : « Avec Max Piselli et votre municipalité, Draguignan se modernise dans le respect de son passé ». Suivent une liste de places rénovées au cours des dernières années dans le centre ancien. Ce slogan électoral, placé de telle sorte que des milliers de passants puissent en prendre connaissance, constitue une infraction manifeste au code électoral. 

 

Usurpation de paternité

 

De plus, dans le cas d’espèce, l’infraction s’accompagne d’une contre-vérité non moins manifeste. En effet, tout est fait pour laisser penser que l’ensemble de la place du marché a été réhabilité à l’initiative de la municipalité actuelle.

 

Or, la rénovation de toute la partie basse de cette place emblématique de notre ville, celle qui est constituée de la terrasse en pierre où se déploient les terrasses des bistrots, la fontaine provençale et la colonne, a été rénovée sous la municipalité que je conduisais de 1995 à 2001. Y compris d’ailleurs la halle marchande sur laquelle est suspendue la banderole litigieuse. Les travaux entrepris depuis n’ont concerné que la partie haute rendue malheureusement plus étroite.

 

Je rappelle au passage qu’à la place de la halle marchande se trouvaient antérieurement des immeubles frappés d’un arrêté de péril et menaçant de s’effondrer depuis dix ans. M. Piselli, déjà maire de 1986 à 1995, avait jugé bon de les laisser en l’état. La vue des ces façades recouvertes de planches pourries était profondément choquante. Avant que je sois élu, rien n’avait été entrepris pour régler ce problème affligeant. Même les adresses des propriétaires des immeubles étaient inconnues des services de la mairie.

 

Au terme de longues procédures, nous avons pu acquérir ces immeubles en ruine, puis les démolir. Compte tenu de l’extrême fragilité du sol, à l’origine des mouvements antérieurs, il était impossible d’édifier une construction ordinaire, sauf à un coût prohibitif. Ainsi, m’a-t-on suggéré de réaliser un immeuble sur vérins pouvant s’adapter aux déformations du terrain ! Conscients de la nécessité de relancer l’activité du marché provençal, notamment l’hiver, nous avons préféré, comme dans d’autres villes, réaliser une halle couverte, conçue en étroite concertation avec les commerçants de l’époque. Juste après, tout le bas de la place a été rénové et a commencé à revivre. C’était en 1999-2000.  

C’est de ces travaux que M. Piselli, comme à l’accoutumée, s’approprie la paternité. C'est d'autant plus culotté que cet espace public est laissé sans entretien. L'eau ne coule plus dans la fontaine. Des détritus s'y accumulent. De l'enseigne de la 'halle marchande', il ne reste plus que quelques lettres sous la vaniteuse banderole de M. Piselli. 

Par Christian Martin
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 23:16

Notre première réunion-débat sur l’animation de la ville, ce mercredi soir, a été un grand succès. Pas seulement à cause de l’affluence (une salle bondée, beaucoup de personnes debout), mais par la ferveur et la qualité des interventions. J’avais voulu confier à des jeunes dracénois le soin de lancer le débat et j’ai eu raison ! 

Grégory Loew et Patrick Adlof qui sont responsables d’associations dans ce domaine ; Yann Solone, jeune directeur de salle de concert et producteur de musique électronique ; à leurs côtés, Sandrine Reyffort, 22 ans, qui apporté son témoignage, son expérience (récente) d’adolescente hier au quartier des Collettes et son attente de jeune femme aujourd’hui.

 

Il y a eu des moments d’émotion, des interventions bien en prise avec le réel à la tribune et dans la salle, mais aussi une ambiance de fête à la fin de la réunion avec un spectacle de hip-hop produit par deux groupes de jeunes dracénois, Fantaisie et Diamant Noir qui ont enchanté le public.   

 

L’objet premier de cette réunion-débat, comme de celles qui suivront, était de donner la parole à tous les Dracénois. C’est la motivation générale de ma candidature. C’est pourquoi d’ailleurs nous avons commencé notre campagne par la diffusion d’un questionnaire sur les services municipaux et la vie quotidienne. L’objectif est de mieux cerner leurs attentes et leur degré de satisfaction, pour hiérarchiser les priorités.

 

Même si cette consultation se poursuit, les centaines de réponses déjà reçues et les contacts noués parallèlement montrent, en particulier, que l’animation est l’un des sujets sur lesquels l’insatisfaction est forte dans de nombreuses catégories de la population. A la question : « Draguignan, ville animée ou ville morte ? », thème choisi pour notre première réunion-débat, beaucoup de personnes, notamment chez les jeunes, répondent malheureusement que Draguignan ressemble à une « ville morte ».

 

Cela ne veut pas dire que notre ville est un désert absolu en matière de loisirs, sorties, culture, festivités. Il existe un théâtre qui développe une belle programmation (depuis que nous l’avons relancé dans les années 1995-2000) même si sa relation avec le public s’est détériorée plus récemment. Il existe des associations animées par des bénévoles admirables, mais souvent insuffisamment soutenus. Il existe quelques fêtes locales, rencontres sportives et salons, quelques spectacles en période estivale. Mais, visiblement, cette offre d’animations et de loisirs n’est plus en rapport avec les attentes des Dracénois qui se sont diversifiées au fur et à mesure que la population a fortement augmenté.

 

La réunion-débat de ce mercredi 10 octobre nous a permis de mieux définir les attentes des Dracénois, jeunes, familles et personnes âgées, ainsi que d’esquisser les premières pistes de proposition. 

VOIR NOS PROPOSITIONS

Par Christian Martin
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Christian MARTIN

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